Acheter ses murs pour rester à Genève, une piste pour les PME face à la pénurie de bâtiments industriels

Rédaction Le Temps | Julie Müller-Pellegrini | 14.06.2026

Entrée du bâtiment ORIX
Entrée d’ORIX. — © ORIX

Face à la raréfaction des surfaces d’activités et aux mutations urbaines qui touchent le canton, un nouveau modèle a émergé dans une zone industrielle. ORIX, un projet de 17 200 m2 vendu en pleine propriété, mise sur un besoin croissant des PME.

Devenir propriétaire de ses murs reste une exception dans l’immobilier industriel genevois. Pourtant, à mesure que les espaces d’activités se raréfient et que les entreprises cherchent à s’ancrer durablement sur le territoire, ce modèle suscite un intérêt croissant. Dans la zone industrielle de Meyrin-Satigny (Zimeysa), le maître d’ouvrage REIS s’apprête à lancer ORIX, un projet de plus de 17 000 m² destiné aux activités artisanales, industrielles légères et administratives. Sa particularité : contrairement à plusieurs développements récents réalisés en DDP (droit distinct et permanent), les locaux seront proposés à la vente sous forme de PPE (propriété par étage), avec une quote-part du terrain associée à chaque unité. Une offre encore rare à Genève mais qui répond, selon ses initiateurs, à un besoin longtemps resté sans réponse.

La conséquence d’un marché sous pression

En effet, la question du foncier économique est devenue centrale dans le canton. Selon la Fondation pour les terrains industriels de Genève (FTI), les zones industrielles genevoises représentent à peine 3 % du territoire cantonal mais accueillent plus de 3 400 entreprises et près de 62 000 emplois. Dans ce contexte, chaque mètre carré disponible est devenu une ressource stratégique (…)